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| CLIN D'OEIL SUR LE MÉTIER D'AÉROPOINTEUR | ||||
| Par Isabelle Tremblay, Roberval | ||||
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L’aéropointeur est un spécialiste de l’attaque aérienne qui carbure à l’adrénaline et qui possède de grandes habiletés pour gérer un niveau de stress intense. Unique à la SOPFEU, le programme de formation qui permet à l’aéropointeur de devenir un fin stratège de la lutte aérienne contre les incendies de forêt et d’être les yeux du Centre régional de lutte se veut à la fois théorique et pratique. Avant de partir seul en mission, l’aéropointeur sera accompagné par ses pairs à l’occasion de simulations et il accompagnera ses collègues lors d’opérations concrètes. La sécurité des intervenants, la sécurité en vol ainsi que les éléments combustibles qui composent la forêt, la météorologie, le comportement de feu et les indices Forêt Météo font partie des nombreux éléments que l’aéropointeur aura à maîtriser. Lorsqu’il est codé (requis), l’aéropointeur effectuera sa préparation quotidienne selon la méthodologie enseignée au cours de sa formation. De plus, ses connaissances lui permettront d’anticiper les comportements de feux. Un nouvel incendie est rapporté … L’aéropointeur a 10 minutes pour s’envoler à bord d’un appareil bimoteur Cessna 310 en direction du foyer d’incendie. Sa stratégie débute aussitôt qu’il a une fumée en vue. Dès cet instant, il est en mesure de commencer à prévoir l’organisation qui sera requise afin de combattre l’incendie, en terme d’effectifs aériens. Il devient alors les yeux du Centre régional de lutte (CRL). À 20 milles nautiques du feu, les communications avec les équipages des avions-citernes et tout aéronef à voilure fixe ou rotative s’amorcent. Par la suite, à 5 miles nautiques, il s’engage dans la zone de feu tout en ayant déjà planifié l’entrée des autres aéronefs dans cette zone contrôlée. Il doit alors diriger le trafic aérien composé d’avions-citernes et d’hélicoptères. |
Du haut des airs, il analyse la situation, élabore une stratégie de lutte aérienne et transmet l’information au CRL (superficie, vitesse et direction des vents, combustible, intensité, type d’incendie, vitesse de propagation, valeurs à protéger, localisation du feu, etc.). La durée de la mission est alors évaluée. |
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| © Société de protection des forêts contre le feu | ||||