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Mesures de sécurité

Survoler un incendie de forêt : un enjeu de sécurité pour tous

Intrusions en zone de combat

Chaque année, les équipes dédiées aux opérations aériennes de la SOPFEU sont confrontées à des enjeux de sécurité majeurs en raison de l’intrusion d’aéronefs non autorisés — qu’il s’agisse de drones, d’avions, d’hydravions ou d’hélicoptères — sur leur zone de combat d’incendie. Qu’on parle de survols récréatifs, de prises d’images spectaculaires ou de vérifications personnelles des dommages causés à un chalet ou à des installations en forêt, ces intrusions représentent un danger réel, tant pour leurs pilotes que pour le personnel aérien et au sol de la SOPFEU.

Ne faites pas partie du problème!

Les opérations aériennes de lutte contre les incendies impliquent souvent un grand nombre d’aéronefs — avions-citernes, appareils d’aéropointage et hélicoptères — qui circulent dans un espace restreint, parfois à basse altitude et dans des conditions de visibilité réduite par la fumée. Ces appareils communiquent entre eux par des fréquences radio confidentielles non accessibles au public. La présence d’un aéronef ou d’un drone non autorisé accroît considérablement les risques de collision, en plus de ralentir, voire d’interrompre, les interventions.

En cas d’intrusion, si les équipes en vol sont incapables d’établir une communication avec l’aéronef concerné, tous les appareils doivent suspendre immédiatement leurs opérations jusqu’à ce que la situation soit sous contrôle. Ce type d’interruption nuit directement à l’efficacité des actions menées, tant dans les airs qu’au sol.

Une réglementation claire, en vigueur en tout temps

L'article 601.15 du Règlement de l'aviation canadien (RAC) stipule qu'en tout temps il est interdit d'utiliser un aéronef ou un drone à une altitude inférieure à 3000 pieds AGL (Above Ground Level) au-dessus d’une zone d’incendie de forêt ou de la région située à cinq milles marins (9km) ou moins de la zone d’incendie de forêt.

Cette interdiction s’applique même en l’absence d’un avis aux aviateurs (NOTAM). En vertu de l’article 601.16, Transports Canada peut également émettre un NOTAM pour élargir la zone d’interdiction.

Il est de la responsabilité des pilotes de toujours consulter les NOTAM et de s’abstenir de survoler les zones d’incendie, conformément aux dispositions du RAC. Ces règles s’appliquent à tout aéronef (incluant les drones), sans exception.

En janvier 2025, en Californie, un drone a percuté un avion-citerne de la SOPFEU en plein vol et a créé un bris important sur l'aile de l'avion. Heureusement, l'incident n'a blessé personne mais il aurait pu être fatal.