Survoler l’espace aérien au-dessus d’un incendie de forêt est illégal
Sécurité aérienne
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Québec, 30 juillet 2026 – La SOPFEU demande la collaboration des pilotes et des compagnies d’aviation privées, ainsi que des pilotes de drones du Québec, pour assurer la sécurité des zones d’incendies de forêt. Chaque année, les équipes de la SOPFEU connaissent d’importants enjeux de sécurité causés par l’intrusion illégale d’aéronefs non autorisés tels que : drones, avions, hydravions, hélicoptères, etc. sur les zones de combat d’incendie. Ces intrusions peuvent mettre en danger la vie des pompiers forestiers, des pilotes, des travailleurs et de la population.
Un grand danger pour les pilotes
Les pilotes d’avions-citernes, d’hélicoptères ou autres aéronefs qui tentent d’éteindre un feu de forêt peuvent être nombreux dans un périmètre restreint et moins visibles par la densité de la fumée. Par conséquent, la présence d’aéronefs non autorisés entraîne des risques de collision potentiellement fatale. La SOPFEU rappelle aux pilotes d’aéronefs et de drones, dont les amateurs d’images spectaculaires, qu’il est non seulement illégal de survoler un espace aérien au-dessus d’un incendie de forêt, mais qu’ils mettent aussi en danger leur vie ainsi que celle des travailleurs qui combattent le feu.
Retard dans le combat des incendies
En situation d’intrusion, si les équipes aériennes de combat n’arrivent pas à communiquer avec le pilote de l’aéronef non autorisé, tous les avions et les hélicoptères en vol doivent cesser leurs opérations afin de stabiliser la situation. Par conséquent, l’intrusion provoque un retard important pour combattre l’incendie de forêt, tant au sol que dans les airs.
Réglementation canadienne
L'article 601.15 du Règlement de l'aviation canadien (RAC) stipule qu'il est interdit d'utiliser un aéronef à une altitude inférieure à 3 000 pieds AGL (Above Ground Level) au-dessus d’une zone d’incendie de forêt ou de la région située à cinq milles marins (9 km) ou moins de la zone d’incendie de forêt. Un avis aux aviateurs (NOTAM) ne sera pas nécessairement publié, mais la réglementation sur cette restriction de l'espace aérien doit être respectée en tout temps.
Par ailleurs, en vertu de l'article 601.16 du RAC, Transports Canada peut délivrer un NOTAM afin d’élargir la restriction de l'espace aérien autour d'un feu de forêt. Les pilotes doivent donc se rappeler de vérifier les NOTAM avant d'effectuer un vol près d'un feu de forêt.
La SOPFEU souligne que ces enjeux de sécurité ne concernent pas uniquement les pilotes en vol, mais également les propriétaires et pilotes de drones. L’organisation demande donc la collaboration de tous les types de pilotes pour assurer non seulement leur propre sécurité et celle des équipes de combat aérien et terrestre, mais également pour assurer la préservation des forêts du Québec.
Pour consulter la carte des incendies actifs et des NOTAM en vigueur : https://www.sopfeu.qc.ca/carte/?showActivesFires=true
Source :
Siège social
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418 906-6473Direction régionale de l’Est
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